Monsieur Le Ministre De L'Education Nationale
Pétition pour l'exercice du Droit de Retrait
Qui aurait pu imaginer que l'école pût devenir dangereuse, pour les élèves comme pour leurs professeurs ? Injures, menaces et voies de fait sont maintenant monnaie courante. Sans parler des jeux dangereux, parfois mortels.
L'enseignant exigeant pour le bien de ses élèves, se voit provoqué, humilié par le petit caïd de sa classe, ou par la plus délurée. Se tournant vers son administration, il se sent trop souvent abandonné, voire mis en cause ! Il craque. Son " droit de retrait ", c'est son arrêt maladie, d'ailleurs souvent efficace auprès de ses autorités locales qui redoutent rien moins que les absences de professeurs ; elles sanctionnent alors, comme il se doit, l'élève menaçant !
Le législateur, en 1995, a prévu un moyen plus net, moins culpabilisant, plus citoyen : le Droit de Retrait. En cas de danger précis pour " sa vie ou sa santé " et sans mesure efficace qui le protège, le professeur peut exercer son Droit de Retrait. On comprendra que ceci vaut aussi pour protéger un élève dont il a la charge. Les enseignants du lycée Adolphe-Chéroux de Vitry-sur-Seine, très récemment, n'ont cessé d'insister sur ce point.
Le professeur qui prend ce droit manifeste ainsi, rapport à l'appui à son chef d'établissement, au grand jour donc, sa révolte contre une situation précise qui lui interdit de faire son métier tout en faisant peser des menaces physiques sur lui-même ou ses élèves ; colère justifiée si son administration reste passive. Evitant le double écueil de la grève, toujours entachée d'idéologie et du repli sur soi médical, le Droit de Retrait, toujours situé localement et toujours ciblé sur des faits précis, devient une manifestation citoyenne des enseignants.
Pour contrer la dangerosité croissante des établissements scolaires, Pour forcer le gouvernement à prendre des mesures d'Autorité, soutenez la pétition de l'Observatoire du Laxisme à l'Ecole en faveur de l'exercice du Droit de Retrait.
Adressée à Monsieur Le Ministre de l'Education Nationale, elle lui sera remise en main propre.