T’as des notes, mon pote, elles me bottent !…

Par le 20 octobre 2015      Imprimer       Envoyer par email

 

Madame Belkacem,

Vous paraissiez soucieuse de préserver les sensibilités juvéniles en leur évitant le trauma de la note. Que n’avez vous  lutté  alors  contre la violence à l’école, les harcèlements de toutes sortes, les provocations y compris sexuelles, des garçons comme des filles, l’atmosphère carcérale avec ses petits caïds et ses petites délurées, les cours empêchés, etc.

Vous étiez  également soucieuse d’égalité, c’est bien. Sauf qu’en prenant le sexe pour cible avec votre « gender », vous avez dévoyé cette belle ambition. Plutôt que de viser les différences (naturelles! ) entre filles et garçons , vous eussiez dû vous attaquer aux vraies inégalités, celles de l’argent. Que tous les enfants , à Bobigny comme au Vésinet, aient leur chance. Et cela passe par cette fameuse note qui correspond à un travail, une écoute et qui implique ce qu’il y a de plus beau dans la transmission scolaire : la confiance d’un élève envers son enseignant.

 

 

 

Daniel Faivre

 

A propos de l'auteur

Daniel Faivre est professeur de français, à la retraite depuis quatre ans. Il anime un site consacré aux questions éducatives, l'Observatoire du laxisme à l'école.